Le syndicat appelle les autorités fédérales à fournir l’assistance nécessaire aux aéroports

Le syndicat représentant la majorité des administrations aéroportuaires canadiennes, l’Union canadienne des employés des transports (UCET), soutient pleinement la demande d’aide gouvernementale du Conseil des aéroports du Canada (CAC), qui représente les aéroports canadiens, mais cette aide ne devrait pas être accordée sans conditions.

Le 19 mars 2020, le CAC avait demandé 3 choses : un allègement financier, en raison de la réduction des flux de trésorerie, sous la forme d’initiatives telles que l’ouverture de boutiques hors taxes à l’arrivée, un allègement du loyer pendant au moins un an, et un assouplissement de la réglementation ainsi que des fonds.

« Le gouvernement fédéral a pris des mesures qui vont dans la bonne direction en annonçant le Programme de subvention salariale d’urgence du Canada et en offrant 9 mois d’allègement du loyer aux administrations aéroportuaires concernées, mais cela ne suffit toutefois pas », a déclaré Dave Clark, président national de l’UCET.

Les aéroports demandent depuis des décennies l’ouverture de boutiques hors taxes à l’arrivée. Il est temps maintenant de permettre que des idées créatives soient exploitées pour générer des revenus sans aucuns frais pour le gouvernement fédéral. Ces idées créatives donneraient aux administrations aéroportuaires la possibilité de sortir de la pénible situation présente dans une position plus saine que celle qui était la leur lorsqu’elles ont commencé.

Dans un pays aussi vaste que le Canada, ces administrations sont en effet essentielles à la circulation des personnes et des biens et, qui plus est, elles sont uniques en ce sens qu’en tant que société à but non lucratif, elles doivent réinvestir dans les communautés où elles sont situées. Selon le CAC, cela équivaut à plus de 45 milliards de dollars en activités économiques.

Mais les aéroports ne doivent pas recevoir un chèque en blanc. Les administrations aéroportuaires doivent annuler les licenciements qu’elles ont récemment annoncés pour montrer qu’elles soutiennent leurs propres personnels, tout en recevant l’aide en question. « Il est temps que les administrations aéroportuaires se mobilisent pour leurs propres travailleurs et travailleuses », a précisé M. Clark. « Nous soutenons leur demande d’aide gouvernementale, mais elle ne devrait pas être inconditionnelle. »

Le syndicat a fait remarquer que d’autres employeurs comme Air Canada ont déjà pris des mesures pour réembaucher des travailleurs et travailleuses en se basant sur les plans du gouvernement fédéral qui prévoient de payer 75 % des salaires des employé(e)s des entreprises durement touchées. « Nous appelons les administrations aéroportuaires à être les meilleurs employeurs qu’elles prétendent être, et à suivre l’exemple des entreprises qui ont placé leurs personnels en tête de leur liste de priorité », a conclu M. Clark.

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L’UCET représente environ 2 500 travailleurs et travailleuses des opérations, de la maintenance, de la lutte contre les incendies et de l’administration dans la plupart des administrations aéroportuaires du pays.