La situation à l’aéroport international de St. John’s a été particulièrement difficile pour toutes les personnes concernées, soit aussi bien l’ensemble des personnels que la communauté.

À la demande que l’Union a adressée hier, l’employeur a accepté de rencontrer un médiateur fédéral afin de résoudre les problèmes qui ont des répercussions négatives sur les pompiers et pompières depuis plusieurs années maintenant. Les deux parties se sont rencontrées toute la journée d’aujourd’hui, et l’Union s’est dite prête à rester à la table aussi longtemps que nécessaire pour tenter de sortir de cette impasse.

Les problèmes qui ont entraîné la suspension des opérations à l’aéroport ne sont pas nouveaux. En effet, après une longue enquête, il s’avère que les allégations d’intimidation et d’autres formes de harcèlement sont bien fondées. Au lieu de prendre des mesures positives pour régler les problèmes, l’employeur a essayé de faire le strict minimum. En fait, il ne s’est toujours pas penché sur les résultats de l’enquête directement avec les pompiers et pompières concerné(e)s.

Par le fait même qu’il a diffusé sa déclaration alors que la médiation est en cours, l’aéroport tente de rejeter la responsabilité des problèmes de l’aéroport international de St. John’s à la fois sur les victimes de harcèlement et sur l’Union dont le rôle est de lutter pour elles. Il refuse donc d’assumer la responsabilité des années d’abus qu’il a contribué à perpétuer par son inaction.

Malgré cette attaque, l’Union souhaite que cette question soit résolue pour tous ses membres et pour l’ensemble de la communauté. Nous ne sommes pas ici pour pointer du doigt ou désigner un bouc émissaire. Notre priorité est de continuer à travailler avec le médiateur fédéral et ce, aussi longtemps qu’il le faudra, pour trouver une solution.