Consoeurs et confrères,

Quelle différence en à peine quelques semaines ! Le mois dernier, à cette époque, votre Exécutif national se réunissait en personne à Ottawa, pour se pencher sur les préparatifs de notre 18e Congrès triennal et aussi planifier notre tournoi de golf annuel de bienfaisance. En un peu plus d’une semaine, une pandémie mondiale a éclaté, forçant la fermeture de notre bureau national, et l’annulation ou le report de tous les événements prévus. En tant que pays, nous avons dû apprendre à nous éloigner socialement ou physiquement et, dans certaines régions, nos déplacements ont été soumis à des restrictions aux frontières provinciales. Une chose est certaine : nous ne vaincrons pas cette pandémie si nous ne sommes pas solidaires. Continuez de suivre les conseils de notre Agence de la santé publique.

Pendant tout ce temps, le travail du syndicat et de nos membres doit se poursuivre. Un grand nombre d’entre eux d’ailleurs sont essentiels. Le personnel de l’aéroport est là pour faciliter la vie des voyageurs qui tentent encore de rentrer chez eux.

Les services de recherche et de sauvetage de la GCC, les gardiens de phare ainsi que certain(e)s travailleurs/travailleuses des canaux de Parcs Canada continuent de surveiller les eaux afin de protéger les marins et les communautés. Ceux et celles qui sont affecté(e)s à des ports, de même que le personnel des administrations de pilotage, sont en première ligne pour s’assurer que les marchandises dont nous avons tous besoin arrivent toujours en toute sécurité au pays. Certain(e)s travailleurs/travailleuses de laboratoires et inspecteurs/inspectrices techniques vont également travailler tous les jours afin de s’assurer que la sécurité des Canadiens et Canadiennes n’est pas compromise d’une autre manière, alors que nous sommes en auto-isolement. Merci à tous nos membres, les travailleurs et travailleuses essentiel(le)s du Canada, qui vont encore travailler tous les jours.

Malheureusement, beaucoup de nos membres subissent les répercussions négatives qu’entraîne le nouveau coronavirus – en particulier dans le secteur privé. Ils reçoivent en effet des avis de licenciement. Certains employeurs refusent en outre de suivre le processus décrit dans les conventions collectives qu’ils ont négociées. Nous exerçons dans ce cas toutes sortes de pressions. J’ai notamment écrit aux employeurs qui ont remis des avis de licenciement pour leur demander de les annuler. Avec les récentes annonces du gouvernement concernant des subventions salariales allant jusqu’à 75 % et des allègements de loyer pour les aéroports, nous pensons qu’il n’est plus nécessaire de procéder à des licenciements. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation sur notre site Web.

Pour ceux et celles d’entre vous qui ont des questions sur les licenciements, nous avons préparé un feuillet d’une page (recto-verso) pour répondre aux questions les plus fréquentes que nous avons reçues.

Rendez-vous sur le site Web de l’UCET pour vous informer au fur et à mesure que les choses bougent. En cette période où tout semble surréaliste, je veux que vous sachiez que même en temps de crise, l’UCET défendra la convention collective et ne cessera ses actions que lorsque tous ses membres seront retournés à leurs lieux de travail.

En toute solidarité
Dave Clark
Président national