Lorsque la pandémie a frappé, les écoles ont fermé leurs portes et la vie des jeunes a été mise en suspens. Comment et quand termineront-ils leurs études collégiales ou universitaires? Comment les élèves du secondaire feront-ils la transition vers leur première année d’université? Un sondage réalisé auprès de 100 000 étudiants par Statistique Canada révèle que l’une des plus importantes répercussions de la pandémie sur les étudiants concerne leur capacité à poursuivre leurs objectifs professionnels. Les cours et examens en ligne, les nouveaux outils, la réduction des droits de scolarité et d’autres solutions ont été mises en place. Mais si la formation n’est qu’une partie du problème, l’obtention d’un emploi en est une autre :

Parmi les étudiants sondés, 58 % affirment qu’ils sont très préoccupés ou extrêmement préoccupés par la perte de leurs perspectives d’emploi dans les années à venir et 67 % affirment qu’ils craignent de ne pas pouvoir se trouver un emploi dans un proche avenir (Global news). Selon les Nations Unies, les jeunes ont été appelés à jouer un rôle clé dans la gestion de cette pandémie et seront également sollicités lors la reprise suivant l’éclosion de coronavirus.

Les jeunes réagissent déjà au virus en innovant sur le plan social. Partout dans le monde, de nombreuses initiatives sont mises sur pied pour tirer profit des efforts déployés par les jeunes afin d’offrir une aide aux populations à risque ou à celles touchées par la pandémie.

Ceux qui emploient des jeunes ont eux-mêmes vécu une période d’incertitude. Des centaines de curriculum vitae envoyés pour des emplois d’été sont demeurés lettre morte. Les jeunes qui avaient été engagés juste avant la pandémie ou comme travailleurs à temps partiel ont été mis à pied. Quelques chanceux ont conservé leur emploi, mais leurs habitudes de travail ont été bouleversées et ils ont dû s’adapter à des conditions difficiles.

Comme nous tous, ils sont inquiets pour leur avenir. Le monde change et nous ne savons pas s’il reviendra à ce qu’il était avant la pandémie. En cette Journée internationale de la jeunesse, les jeunes expriment leur volonté de continuer de vivre et de bâtir leur vie.

Cody Debelle est un de ces jeunes qui fait face à une nouvelle donne. Il poursuivait ses études collégiales en relations de travail à Ottawa et avait bon espoir de décrocher un emploi dans ce domaine. Il venait de terminer 50 % de son programme, mais la pandémie de COVID-19 a éclaté. Son collège s’est bien adapté : son programme a été prolongé pour permettre aux étudiants de régler divers problèmes (enfants, emploi ou autre). Mais il a perdu tout un trimestre. Il essaie de rester optimiste en imaginant son avenir d’une autre façon :

Je croyais qu’à la fin de mon programme, je décrocherais un emploi de 9 à 5, du lundi au vendredi, mais avec la pandémie, le monde a dû s’adapter. Je suis surpris de voir à quel point la situation a changé. En fait, je ne suis pas mécontent parce que j’espérais pouvoir travailler de la maison. Maintenant, je sens que c’est une option réaliste et c’est une bonne nouvelle. Si je n’ai pas besoin de me rendre au travail tous les jours, je suis moins stressé par la circulation, moins distrait au bureau et je peux travailler dans le confort de mon foyer. – explique Cody Debelle

Par contre, il croit qu’il sera plus difficile de trouver un emploi. Il se demande comment se dérouleront les entrevues, en ligne ou par Skype ou Zoom? Évidemment, ce sera très différent.

Le gouvernement a créé un site Web proposant des offres d’emploi aux jeunes dans différents secteurs.

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Notre message aux jeunes est le suivant : oui, le monde change, mais votre carrière n’est pas terminée pour autant, elle sera juste… différente! N’abandonnez pas, c’est une nouvelle ère qui commence et chaque génération a eu à s’ajuster à son époque. Nous relèverons le défi et réussirons.