En 2010, l’Organisation maritime internationale (OMI) a désigné le 25 juin « Journée internationale des gens de mer » afin de reconnaître la contribution inestimable des gens de mer à l’économie mondiale et de rendre hommage à ces derniers pour leur participation souvent négligée au bien-être général du grand public. Cette contribution leur impose souvent un coût personnel et des risques considérables.

L’Union canadienne des employés des transports (UCET) compte de nombreux membres qui travaillent sur l’eau. Leurs employeurs sont la Garde côtière canadienne (GCC), Marine Atlantique S.C.C., Offshore Recruiting Services Inc. et des ports canadiens, pour n’en nommer que quelques‑uns. Chaque jour, ces membres mettent leur vie en jeu et font face à de nombreux défis.

Mike Johnson, membre de l’UCET dans la région de l’Atlantique, travaille à la GCC. Il est également président de la section locale 90915. Dans le cadre de son travail en matière de recherche et sauvetage, il doit aider des personnes dans diverses situations, notamment remorquer leurs navires, et fournir une assistance médicale au Canada. Gagner sa vie en naviguant sur les mers ne convient pas aux petites natures. Mike nous a fait part de ce qui suit :

Une autre fois, alors que je travaillais à bord du NGCC Ann Harvey, en 2015, nous installions des aides à la navigation sur la côte sud de Terre-Neuve. Pendant que nous placions une bouée, le navire a heurté un rocher et a donc commencé à prendre l’eau. Cette situation nous a fait vivre des moments de grande tension, à moi et aux membres de l’équipage. Nous avons réussi à stabiliser le navire et à le faire remorquer vers un havre. Une fois que nous avons maîtrisé la situation, l’un de nos propres navires a pu nous remorquer jusqu’à St. John’s.

Les gens de mer sont sur la ligne de front de la lutte contre la pandémie de COVID-19, et jouent un rôle essentiel pour assurer le maintien de la circulation de biens vitaux, comme la nourriture, les médicaments et les fournitures médicales. Toutefois, la pandémie a entraîné des conditions de travail difficiles pour les gens de mer, notamment des incertitudes et des difficultés concernant l’accès aux ports, le réapprovisionnement, les changements d’équipage et le rapatriement.

Les temps sont difficiles pour les marins avec le COVID-19. La consœur Jaanika Klimsto est préposée à la salle des machines à bord du NGCC Griffon, situé dans les Grands Lacs. Le changement d’équipage est soumis à de strictes règles. La consœur a expliqué que les membres de l’équipage doivent louer un véhicule, mais ne peuvent avoir plus de trois personnes à bord. Dès leur arrivée à la base, le personnel de la GCC qui porte un équipement de protection, procédé au nettoyage en profondeur du véhicule, après quoi les trois membres de l’équipage qui sortent de la rotation rendront la voiture de location.

« Nous n’avons pas de permission à terre, sauf pour se procurer des choses essentielles comme le carburant, l’eau, l’huile ou des aliments », a-t-elle déclaré. Il y a toutefois un côté positif puisqu’ils peuvent toujours rentrer chez eux à la fin de leur rotation. « Les choses ne sont pas radicalement différentes du fait qu’il n’y a pas beaucoup de contact avec le public (pour nous). »

Ils ont sacrifié leur vie personnelle pour être un service essentiel et durant cette journée internationale nous voulons prendre le temps de souligner comment nous, les Canadiens, sommes reconnaissants.

À l’occasion de la Journée des gens de mer de 2020, l’OMI nous appelle tous à reconnaître les gens de mer comme des travailleurs clés, et à leur offrir le soutien, l’assistance et les possibilités de déplacement dont bénéficient tous les travailleurs clés pendant la pandémie. #SeafarersAreKeyWorkers

À tous nos membres qui naviguent pour gagner leur vie, merci.