Section Locale 50600

Inaugurée le 2 décembre 1998 à la suite d’un événement tragique en Australie, la Journée des pompiers est dorénavant reconnue le 4 mai à l’échelle internationale. Il fut en effet décidé alors de lancer une telle campagne pour faire reconnaître l’importance et les risques de ce métier. Cette année, l’UCET a décidé de célébrer cette journée en vous présentant le profil d’un de nos membres, Leah Kosolofski, Capitaine des pompiers/pompières à l’aéroport de Winnipeg.

Tout a commencé en 1993, quand Leah est devenue pompière pour le service d’incendie rural. C’est dans cet environnement qu’elle a pu acquérir de l’expérience, les connaissances qu’exige son métier et la formation indispensable pour devenir pompière de métier.

« Lors de la toute première urgence à laquelle j’ai répondu en 1993, j’ai vite compris que c’était ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Telle était ma vocation. », a-t-elle déclaré.

À l’époque à laquelle elle a commencé sa carrière, le milieu était à forte prépondérance masculine. Toutefois, au fils des années, plusieurs campagnes de sensibilisation ont permis de faire les femmes dans ce milieu, mais le point de vue n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui.

« Ce travail peut être éprouvant mentalement et physiquement. Vous devez constamment être sur le qui-vive et prendre soin de votre santé mentale et physique. », tient-elle à préciser.

Depuis maintenant 18 ans, la consœur Leah fait partie de l’équipe des pompiers et pompières des services de SALI à l’aéroport de Winnipeg, à temps plein. Elle est aussi active au sein de son syndicat. Depuis maintenant quelques mois, nous avons commencé à travailler en collaboration pour la campagne de sensibilisation sur les risques de cancer contracté par les pompiers et pompières au Canada, avec l’AFPC et l’UCET en plus d’être membre de l’équipe de négociation pour sa section locale.

Dans son travail, Leah est capitaine des pompiers et pompières au Service d’intervention d’urgence de l’aéroport YWG. Elle supervise les membres de son équipe de 3 pompiers et pompières.

« Je vérifie que mon équipe à toutes les formations nécessaires et que les gens se sentent en sécurité avec nous sur place », ajoute-t-elle.

Sa journée typique au travail consiste notamment à répondre à tous les types d’urgences sur la propriété de l’aéroport, qu’il s’agisse d’une personne souffrant de douleurs thoraciques lors d’un vol entrant ou d’un avion déclarant une urgence pour des problèmes mécaniques. Elle et ses collègues organisent des formations sur les extincteurs, le secourisme et autres sujet connexes au maintien de la sécurité de l’aéroport. Un grand nombre d’inspections d’incendie sont effectuées sur une base régulière tout au long du mois. La consœur Leah participe à toutes sortes de formations pour nous conformer à la réglementation de Transports Canada.

Leah a reçu un diagnostic de cancer de la vessie à l’âge de 46 ans, ce qui fait qu’elle est très sensible à ce sujet, ses connaissances en la matière étant très approfondies.

« Je suis une pompière survivante du cancer. Je n’avais aucun antécédent familial de cancer de la vessie, j’ai toujours été active et en bonne santé. Mon médecin m’a dit que c’est un type de cancer qu’il voit chez les 60/70 ans. »

Profondément bouleversée par cette situation, elle a commencé à effectuer des recherches et s’est rendu compte que son exposition aux produits chimiques toxiques au cours des 29 dernières années en tant que pompière avait eu un effet très néfaste sur sa santé. Bien décidée à se battre, elle a été la première femme pompière au Manitoba à passer par le processus d’établissement de la loi sur le cancer présumé des pompiers et pompières de la CSPAAT.

« J’ai eu la chance que mes services d’incendie au fil des ans aient eu une excellente documentation — c’est ce qui a fait la différence dans l’approbation de ma réclamation. »

Après deux ans de bataille, Leah est maintenant en rémission. Cette expérience aura certes marqué sa vie, mais elle est déterminée à continuer à se battre pour qu’aucun autre pompier ou aucune autre pompière vive la même expérience. « Ce sera toujours dans mon esprit. », dit-elle avec émotion.

Aux États-Unis, les cas de cancer chez les pompiers et pompières explosent, ce qui est très inquiétant, affirme Leah. Au Canada, nous commençons tout juste à voir les cas de pompiers augmenter. Elle a pris la décision de consacrer sa vie à sensibiliser la population aux risques de cancer dans son métier. Elle affirme que la prévention, l’éducation et les dépistages précoces font une énorme différence dans le taux de survie des pompiers.

« Vous devez prendre votre santé au sérieux. Renseignez vos médecins sur les cancers des pompiers. Faites-vous dépister régulièrement. Nous n’avons qu’une vie à vivre. Faisons-en sorte que ça dure. », affirme Leah.

Depuis le tout début de sa carrière, Leah Kosolofski a dû se battre pour accomplir tout ce qu’elle a fait en tant que pompière et activiste sociale. Sa perspective du métier nous permet de faire avancer les campagnes de sensibilisation pour un métier comportant autant de risques pour la santé et la sécurité des pompiers et pompières à travers le monde. C’est un honneur de collaborer avec la consoeur Kosolofski pour sensibiliser la population canadienne sur les risques de ce métier.