20 novembre 2019

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée nationale de l’enfant, une journée qui est célébrée partout au Canada depuis 1993 pour commémorer l’adoption par les Nations Unies de deux documents axés sur les droits de l’enfant, soit la Convention relative aux droits de l’enfant (la CRDE) et la Déclaration des droits de l’enfant (en anglais).

La CRDE, un traité sur les droits de l’homme qui a contribué à transformer la vie des enfants dans le monde, compte 54 articles qui couvrent tous les aspects de la vie d’un enfant et énonce les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels auxquels tous les enfants du monde entier ont droit. Le Canada a ratifié la Convention le 13 décembre 1991 et, depuis, un certain nombre de lois, de politiques et de pratiques ont fait progresser les droits des enfants à la protection, au développement et à la participation aux décisions qui touchent leur vie.

En signant cet accord, les pays signataires de la Convention ont convenu que les gouvernements et tous les adultes ont la responsabilité de protéger et d’assurer le développement sain de tous les enfants. Tout enfant a le droit de réaliser pleinement son potentiel en ayant accès à l’éducation, aux soins de santé, à la participation à la société, à l’information et bien plus.

Dans notre document canadien d’accompagnement du rapport, intitulé Ô Canada! Nos enfants méritent mieux, nous expliquons que le Canada réussit bien dans certains aspects du bien-être de l’enfant, mais qu’il tire de l’arrière dans d’autres aspects : en effet, le Canada se classe au 25e rang sur 41 pays. Nous nous attaquons en effet à quelques idées préconçues sur ce que signifie grandir au Canada, car les données nous apprennent que nous ne sommes pas aussi en sécurité et aussi en santé que nous aimons le croire.

BILAN INNOCENTI 14 DE L’UNICEF 

 

Cette année au Canada il y a un événement qui a marqué l’histoire. L’UCET veut prendre le temps de souligner cette journée en rappelant l’importance de la campagne ‘Chaque Enfant Compte’. Le système des pensionnats indiens a privé les enfants autochtones de leurs familles, de leur langue et de leur culture. Ce n’est rien de moins qu’un génocide : la vie et l’avenir des membres des Premières Nations ont été altérés à jamais.

Nous voulons prendre le temps aujourd’hui, à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, de nous souvenir de l’horrible héritage des pensionnats indiens dans ce pays. Des générations de Canadiens ont vécu leur vie dans l’ignorance de l’existence des pensionnats indiens, de l’impact de la Loi sur les Indiens, de l’importance et de la violation des traités et du règlement forcé des terres autochtones. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous devons prendre le temps de nous rappeler que « Chaque enfant compte ». La campagne de la Journée du chandail orange sensibilise le public au traumatisme que le système des pensionnats indiens a infligé à environ 150 000 enfants autochtones au Canada – dont beaucoup ont souffert d’abus et de négligence de la part de leurs supposés éducateurs et soignants, et dont beaucoup sont morts à ces écoles et ne sont jamais rentrés chez eux dans leur famille.

En juin dernier, l’UCET a travaillé avec l’une de ses membres, Mikelle Sasakamoose, de la section locale 2019, qui a écrit un article sur son expérience de vie dans une communauté autochtone avec un pensionnat. Le Red Brick Building décrit la jeunesse de Mikelle passée dans la réserve indienne Tk’emlups te Secwepemc, où se trouve toujours le pensionnat indien de Kamloops.

L’UCET s’engage à nouveau à défendre et à promouvoir tous les droits des enfants et de lutter contre l’intimidation et le racisme.