Le 7 janvier 2022 marque une date importante pour les personnes qui font partie de la communauté LGBTQ2S+ au Canada — la thérapie de conversion est maintenant illégale. L’UCET veut prendre le temps de vous expliquer ce qu’est la thérapie de conversion ainsi que la voie suivie pour en arriver à l’adoption d’une loi visant à éradiquer cette pratique.

Qu’est-ce que la thérapie de conversion ?

Premièrement, les thérapies de conversion sont des traitements pseudo-scientifiques discriminatoires fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Cette expression fait référence à des pratiques utiliser pour changer l’orientation sexuelle et l’identité de genre d’une personne. En d’autres mots, changer l’orientation sexuelle d’une personne homosexuelle, lesbienne ou bisexuelle en une personne hétérosexuelle, et une personne trans ou de genre variant en une personne cisgenre.

Ces pratiques désignent ces personnes comme ‘malades’. Les prestataires publics et privés de soins de santé mentale qui ont recours à de telles pratiques sur leur patient peuvent utiliser des approches psychothérapeutiques, médicales ou confessionnelles afin d’arriver à leur fin. Les ‘patients’ qui subissent des thérapies de conversion sont souvent victimes de graves souffrances ainsi que de traumatismes psychologiques et physiques à long terme.

Voici quelques témoignages pour vous démontrer la réalité derrière celles-ci :

POUR EN SAVOIR PLUS :

CLIQUEZ ICI

 

Ce qui se passe aujourd’hui

Peu de pays de nos jours ont criminalisé les thérapies de conversion. Après deux tentatives à cette fin au Canada, c’est finalement depuis le 7 janvier 2022 que les sanctions du Code criminel sont entrées en vigueur. Ce projet de loi a été approuvé à l’unanimité à la Chambre des communes et au Sénat.

Cela signifie que désormais, quiconque cherche à soumettre quelqu’un de tout âge, consentant ou non, à une soi-disant thérapie de conversion pourrait encourir jusqu’à cinq ans de prison[1].

Source : https://twitter.com/SenateCA/status/1468331143762227202/photo/1

L’UCET supporte ce genre d’avancement au Canada, mais la bataille visant à éradiquer les thérapies de conversion à l’échelle internationale n’est pas terminée. Les Nations Unies ont aussi abordé ce problème mondial devant le Conseil des droits de l’homme en mai 2020 en déposant un Rapport de l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Les thérapies de conversion représentent un risque pour la vie des LGBTQ2S+ dans le monde entier. À part le Canada, peu d’autres pays les ont interdites, soit le Brésil, l’Équateur, l’Allemagne et Malte.

 

Sources :

 

[1] https://www.wxii12.com/article/conversion-therapy-is-now-illegal-in-canada/38701384#