Aujourd’hui, le Canada est reconnu pour être un pays majoritairement avancé dans le domaine de la santé et sécurité au travail. Il s’est endurci durant les dernières années, mais beaucoup de travail a été fait pas des syndicalistes qui se sont battus pour l’environnement de travail des Canadiens et Canadiennes. Des règlements sont en place, mais d’où vient l’origine de ces mises en application de ces lois ? Plusieurs mouvements ont fait en sorte d’améliorer les droits des travailleurs comme la Loi sur les accidents du travail, dont nous avons récemment raconté les origines. Maintenant nous allons aborder l’historique de la Loi sur la santé au travail, un des piliers pour les droits des travailleurs et travailleuses au Canada.

En 1972, la province de la Saskatchewan prend la décision d’adopter une nouvelle loi : Occupation Health Act, qui se traduit en français la Loi sur la santé au travail. Cette loi est importante étant donné qu’elle est la première de ce genre en Amérique du Nord, t qu’elle constitue une base pour les lois futures concernant les travailleurs et travailleuses au Canada. Dans cette loi, trois droits importants sont nommés afin de protéger les travailleurs et travailleuses :

  1. le droit d’être informé des risques et dangers existants sur le lieu de travail,
  2. le droit de prendre part aux questions de santé et sécurité par l’intermédiaire d’un comité en milieu de travail,
  3. le droit de refuser d’effectuer des tâches dangereuses[1].

Deux ans plus tard, soit en 1974, dans le nord de l’Ontario, un groupe de mineurs décide de déclencher une grève pour manifester contre la dangerosité de leur environnement de travail. C’est par la suite que le gouvernement provincial de l’Ontario met sur pied une commission royale dirigée par James Ham : Royal Commission on the Health and Safety of Workers in Mines (Commission royale sur la santé et la sécurité des travailleurs des mines ou Rapport Ham), laquelle avance plus de 100 recommandations sur la santé et la sécurité des travailleurs. Suite au rapport de James Ham, des comités sont créés, véritable mélange entre les ouvriers et la direction afin de discuter du sujet plus ouvertement. Lors de l’adoption de la Loi sur la santé et sécurité, en 1978, ces recommandations n’ont toutefois pas été prises en compte.

La même année de l’adoption de cette loi, le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST), un organisme du gouvernement du Canada, est créé par une loi du Parlement.

Le CCHST est mandaté pour prendre des mesures en faveur de lieux de travail sûrs et sains pour aider à prévenir les accidents et les maladies qui surviennent au travail. Le Centre est administré par un Conseil représentant les trois principales parties intéressées : le gouvernement, les employeurs et les travailleurs[2].

En somme, aujourd’hui tous les travailleurs canadiens sont protégés par un Code du travail fédéral et les codes du travail des provinces en fonction des secteurs dans lesquels ils travaillent. Statistique Canada a élaboré un tableau illustrant le nombre d’accidents au travail par 1 000 travailleurs occupés, qui démontre qu’une différence de 20 accidents de moins par 1 000 travailleurs occupés a été observée entre 1988 et 2006, réduisant ainsi de moitié les accidents sur les lieux de travail.

Un travailleur salarié sur 50 s’était blessé au travail en 2006 et recevait en contrepartie une indemnité d’accidents du travail. Le travail constitue une grande partie de votre vie, et certaines persopnes vivent pour travailler. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas sous-estimer le fait de prendre soin de soi et de sa santé pour donner le meilleur de soi-même dans sa vie personnelle et professionnelle.


[1] https://www.cpha.ca/fr/pour-des-lieux-de-travail-plus-surs-au-canada

[2] https://www.cpha.ca/fr/pour-des-lieux-de-travail-plus-surs-au-canada