Après des mois de travail acharné et de consultation, l’équipe syndicale a présenté à Parcs Canada un cahier de revendications qui reflète le besoin urgent d’améliorer les conditions de travail des membres dans tout le pays. L’employeur a pour sa part déposé une offre dans laquelle il demande des concessions à ceux et celles qui bravent la pandémie depuis plus de deux ans.

Voici certaines de nos priorités pour cette ronde de négociation :

Sécurité d’emploi

Notre équipe de négo continue de se battre pour des emplois stables. Malgré l’importance du travail que nous accomplissons au nom des Canadiennes et Canadiens, plus de la moitié du personnel de Parcs Canada travaille à contrat – de manière saisonnière ou pour une durée déterminée.

  • Ces contrats doivent prévoir le passage à un emploi de durée déterminée et permettre à ces employés d’obtenir la permanence, au même titre que les autres fonctionnaires fédéraux.
  • Qu’elles soient nouvelles ou en poste depuis un certain temps, les personnes qui ont été formées devraient pouvoir effectuer un travail avant que l’employeur ne le confie à la sous-traitance.
  • L’employeur doit consulter l’AFPC avant de décider de sous-traiter du travail en cours ou à venir.
  • L’AFPC doit examiner chaque année la dotation en personnel temporaire.

Représentation au Conseil national mixte et au Programme d’apprentissage mixte

Le Conseil national mixte (CNM) est un forum où les syndicats de la fonction publique et les employeurs fédéraux peuvent échanger de l’information. En y siégeant, les membres de Parcs Canada pourraient prendre part à d’importantes discussions, notamment sur les postes isolés, les logements de l’État, les voyages et la réinstallation.

Le Programme d’apprentissage mixte (PAM) offre aux fonctionnaires fédéraux des ateliers intéressants sur la santé mentale, la violence et le harcèlement, l’équité en matière d’emploi et une foule d’autres sujets.

En participant à ces deux forums, les membres de Parcs Canada jouiraient des mêmes avantages que les membres des autres unités de négociation de l’AFPC et de l’administration publique centrale.

Meilleur soutien aux gardes de parc

Les conditions de travail des gardes de parc, qui doivent relever des défis considérables, ne se comparent pas à celles des autres agents fédéraux chargés de l’application de la loi. La nouvelle convention collective doit :

  • favoriser la santé mentale des gardes de parc en leur offrant un programme de formation en santé mentale et des mesures d’entraide;
  • offrir aux gardes de parc la possibilité de prendre leur retraite après 25 ans de service cumulatif sans pénalité.

Santé mentale

À l’AFPC, nous croyons que les milieux de travail doivent favoriser la santé mentale. Subir un incident traumatique ou en être témoin peut provoquer un stress important et perturber la santé mentale – une situation dans laquelle se retrouvent de nombreux membres du personnel de Parcs Canada en raison de la nature de leur travail. En cas d’incident très stressant ou traumatisant, l’Agence doit donc mettre en place une séance de verbalisation dans les 24 heures qui suivent, à la demande des travailleuses et travailleurs ou de leur supérieur immédiat.

Équité en milieu de travail

Il faut ajouter des congés pour les pratiques culturelles autochtones et prévoir une prime de langue autochtone. Il est tout aussi important de répondre à l’appel à l’action no 57 de la Commission de vérité et réconciliation, qui demande que tous les ministères fournissent une formation sur l’histoire des peuples autochtones, y compris sur les droits culturels et issus de traités.

Conciliation travail-vie personnelle et congés

Les congés sont essentiels à la conciliation travail-vie personnelle. Le manque de congés sans risque de perte d’emploi nuit particulièrement aux femmes, aux employées enceintes, aux proches aidants et aux personnes ayant un handicap. Les modalités de travail flexibles, y compris le droit à la déconnexion, doivent être la norme, qu’on travaille sur le terrain ou à distance.

  • Le télétravail doit être facultatif et les personnes salariées doivent également pouvoir contester les demandes de télétravail qui leur sont refusées.
  • Il ne devrait pas être obligatoire de fournir une note médicale pour un congé de maladie de moins de cinq (5) jours.
  • Il faut bonifier les congés de maladie liés à la grossesse ou à une maladie chronique.