Sérieuses répercussions des mesures prises par l’employeur sur la capacité de l’aéroport de St. John’s à assurer une intervention d’urgence.

L’Union canadienne des employés des transports (UCET) a déclaré que la direction est la principale responsable des ralentissements à l’aéroport international de St. John’s.

L’UCET affirme qu’une campagne de harcèlement et de discrimination à l’égard des pompiers et pompières, visant à étouffer leurs préoccupations en matière de sécurité et de conformité aux règlements, a entraîné une pénurie chronique de personnel à l’aéroport.

« Ces membres constituent la dernière ligne de défense du filet de sécurité de l’aviation. La décision de la direction de donner la priorité à la réduction des coûts plutôt qu’à la sécurité du public voyageur empêche toute possibilité d’intervention en cas d’urgence, ce qui a eu un impact direct sur les opérations », a déclaré Chris Bussey, vice-président régional de l’Union canadienne des employés des transports (UCET).

Il a ajouté que plusieurs pompiers et pompières de l’aéroport ont dû consulter un médecin pour faire constater les dommages causés par la plainte de harcèlement dans ce qu’il a qualifié de ‘lieu de travail toxique’.

« La situation à l’aéroport n’a cessé de se détériorer depuis des années ce qui rend les voyages aériens moins sûrs et provoque des maladies chez les pompiers et pompières », a ajouté Chris Bussey. Selon lui, la direction a fait fi des règles régissant la sécurité et la protection des personnels, cause directe des plaintes de harcèlement et des instructions de leurs médecins de ne pas travailler.

L’UCET a soulevé le grand nombre de cas de violations de la sécurité à l’aéroport international de St. John’s. Lorsque les employé(e)s ont signalé ces problèmes de gestion de la sécurité, on leur a dit de ‘se taire et de continuer à travailler’. Ils et elles ont toutefois déposé des plaintes qui ont maintenant été confirmées par un enquêteur externe.

« Nous demandons à la direction de l’aéroport international de St. John’s de rencontrer le syndicat et de trouver une solution mutuellement acceptable à cette situation », a précisé Chris Bussey.

Le syndicat estime par ailleurs que Transports Canada devrait enquêter sur toutes les plaintes liées à la sécurité que les membres ont déposées à l’aéroport, et assumer son rôle d’organisme de réglementation des aéroports et du transport aérien au Canada.

« Nous demandons au ministre des Transports d’ordonner aux aéroports de respecter et de maintenir immédiatement toutes les exigences de sécurité canadiennes et internationales en matière de sauvetage et de lutte contre les incendies dans les aéroports. Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard », a conclu Chris Bussey.