Le gouvernement fédéral a clairement indiqué dans sa Politique sur la vaccination que tous les employés de l’administration publique centrale doivent attester qu’ils sont entièrement vaccinés pour continuer à travailler. Il incombe à l’employeur d’assurer un environnement de travail sûr et de donner à son personnel les protections nécessaires (y compris l’équipement de protection individuelle) pour effectuer son travail en toute sécurité.

Il est primordial de veiller à ce que nos membres fonctionnent dans un environnement de travail sûr. Depuis le début de la pandémie, l’UCET a fait pression sur les employeurs pour qu’ils fassent passer la sécurité de leurs membres avant tout et ce, en adoptant des protocoles de sécurité adéquats et en accordant la priorité à la vaccination de nos travailleurs et travailleuses de première ligne.

L’employeur n’a pas réussi à obtenir un accès prioritaire à la vaccination pour certain(e)s de ses travailleurs/travailleuses les plus à risque. Considérés comme essentiels, beaucoup de nos membres ont continué à travailler pendant les pires vagues de cette pandémie sans avoir accès à la vaccination et en ne pouvant disposer de l’EPI nécessaire que de façon aléatoire.

Bien que l’UCET et l’AFPC soutiennent la vaccination des fonctionnaires au niveau fédéral, le gouvernement a précipité sa politique de vaccination sans véritable consultation avec les agents négociateurs. Il n’a pas tenu compte des observations et autres remarques des agents négociateurs pour protéger la santé et les droits de nos membres.

Nos membres nous ont dit à maintes reprises qu’ils ont l’impression que cette nouvelle politique viole leurs droits et libertés. L’UCET va poursuivre sa lutte pour défendre la vie privée, les droits de la personne, l’équité, ET la santé et la sécurité de ses membres.

Des mesures d’adaptation peuvent être prises en raison d’une contre-indication médicale, de la religion ou encore d’un autre motif de distinction illicite pour les membres qui ne peuvent pas être vaccinés. Nous vous invitons à participer pleinement au programme éducatif prévu dans la Politique sur la vaccination du gouvernement pour en savoir plus. Pour ceux et celles qui démontrent des motifs légitimes, l’employeur a l’obligation de prendre des mesures d’adaptation. L’UCET/AFPC continuera de travailler avec l’employeur pour trouver des moyens créatifs de tenir compte de ces membres.

La politique de l’employeur suggère le recours à la discipline ou au licenciement constructif de nos membres. Nous sommes d’avis que toutes les options doivent être envisagées avant de passer à la conséquence ultime : les travailleurs/travailleuses doivent être réaffecté(e)s ou bénéficier des arrangements de travail alternatifs. Des démarches bien précises sont prévues, tant dans votre convention collective que dans la politique de l’employeur, qui doivent être suivies avant qu’un membre soit licencié.

Les agents négociateurs demeurent ouverts à une consultation significative concernant la Politique de l’employeur sur la vaccination.  Nous sommes également en pleines négociations d’une nouvelle convention collective pour plusieurs groupes de l’administration publique centrale. Au cours de ces négociations, nous nous efforçons de faire reconnaître les efforts extraordinaires déployés par nos membres pendant la COVID.

Si vous ou un membre que vous représentez ne souhaitez pas être vacciné ni partager votre statut vaccinal, et que la demande d’adaptation a été refusée, l’UCET/AFPC continuera de vous représenter pour s’assurer que votre vie privée et vos droits en milieu de travail sont respectés pendant la mise en œuvre de cette politique.

Nous tenons à remercier tous les membres de l’UCET et les représentant(e)s syndicaux/syndicales qui continuent à faire preuve de respect et de professionnalisme lorsqu’ils traitent de ces questions litigieuses.