Par Mikelle Sasakamoose une membre de la section locale 20219 de l’UCET

La semaine prochaine a été baptisée Semaine nationale de la vérité et de la réconciliation (Le gouvernement du Canada dépose un projet de loi pour instaurer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation – Canada.ca), la toute première Journée nationale se tenant le jeudi 30 septembre.

L’appel à l’action no 57 de la Commission de vérité et de réconciliation fait référence à la responsabilité des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de même qu’aux administrations municipales de s’assurer que les fonctionnaires sont formés sur l’histoire des peuples autochtones, y compris en ce qui a trait à l’histoire et aux séquelles des pensionnats, aux traités et aux droits des Autochtones.

Ayant souscrit à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le Canada s’est engagé à établir une relation de nation à nation qui reconnaît les peuples autochtones comme des partenaires égaux.

Événements qui se déroulent virtuellement:

  • L’Université de la Colombie-Britannique accueille l’événement virtuel Picking up the Pieces: The Making of the Witness Blanket et une conversation avec le maître sculpteur Kwagiulth Carey Newman et ses sœurs Marion et Ellen, le 21 septembre. Inspiré par le désir d’en savoir plus sur le séjour de son père dans un pensionnat, le maître sculpteur et artiste Kwagiulth Carey Newman a créé la Couverture des témoins, un monument mural qui commémore les expériences des survivants des pensionnats et de leurs familles, ainsi que des enfants qui ne sont pas rentrés chez eux. Inscrivez-vous ici.
  • La Semaine de la vérité et de la réconciliation (https://nctr.ca/education-fr/la-semaine-de-la-verite-et-reconciliation/?lang=fr) est un événement national de cinq jours, du 27 septembre au 1er octobre, qui poursuivra les conversations de Chaque enfant compte. Ces conversations importantes portent notamment sur les vérités des traités autochtones, les revendications territoriales des Premières nations, des Métis et des Inuits, et le système des pensionnats. Cet événement en ligne proposera des ateliers historiques, du contenu vidéo exclusif et des activités pour les élèves, le tout soutenu par des performances artistiques et culturelles d’artistes des Premières nations, métis et inuits. Le Centre national pour la vérité et la réconciliation organise ces événements toute la semaine. Le grand public peut s’inscrire ici.
  • À l’occasion de la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, l’aînée Heather Poitras, survivante intergénérationnelle du système des pensionnats indiens, vous invite à la rejoindre dans un voyage de vérité, de réconciliation et de guérison. Grâce à ses enseignements et à sa foi dans la puissance supérieure, elle s’efforce d’aider les gens – comme on lui a appris à le faire. Au cours de cette séance, l’aînée Heather partagera humblement son expérience et les enseignements culturels qui l’ont aidée à mieux développer sa connexion avec elle-même et à la soutenir sur le chemin de la guérison. L’événement aura lieu le 27 septembre, de 10 h à 11 h 30 PST sur MS Teams. Affiche ci-jointe.
  • L’École de la fonction publique du Canada et le Conseil fédéral des Prairies sont les hôtes de la webémission : Souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation (Souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation – EFPC (csps-efpc.gc.ca) le 29 septembre. Les conférenciers/conférencières invité(e)s partageront leurs réflexions et leurs points de vue sur ce que ces expériences signifient pour les peuples autochtones et non autochtones du Canada alors que nous poursuivons le chemin de la vérité et de la réconciliation. Inscrivez-vous ici.
  • Dans la soirée du 29 septembre, joignez-vous virtuellement à la bibliothèque de Squamish pour honorer et écouter les aînés de la nation Squamish, survivants du système des pensionnats indiens du Canada. Pour plus d’informations ou pour vous inscrire, visitez le site Web.
  • Tk’emlúps te Secwépemc souhaite faire participer le monde entier à la reconnaissance de la toute première Journée nationale canadienne de la vérité et de la réconciliation. Après un élan mondial d’intérêt et de soutien pour les enfants disparus du pensionnat indien de Kamloops, Tk’emlúps te Secwépemc offre aux gens un moyen de se connecter, de se soutenir et de s’ancrer dans l’importance du 30 septembre. En cette toute première Journée nationale canadienne de la vérité et de la réconciliation, Tk’emlúps te Secwépemc appelle les gens du monde entier à se rassembler – en toute sécurité – pour jouer du tambour et chanter pour les enfants disparus des pensionnats indiens. Il est temps d’honorer les enfants et l’esprit implacable de ces Ancêtres. Pour plus d’informations ou pour vous joindre virtuellement, visitez leur site web.
  • L’Université de la Colombie-Britannique organise une marche intergénérationnelle pour commémorer la Journée du maillot orange le 30 septembre. Pour plus d’informations, visitez le site Web.
  • Pour une liste des événements de la Journée du maillot orange en Colombie-Britannique, visitez le site Web de la Journée du maillot orange.
  • Finding Our Place (Trouver notre place): Beading and Weaving our Culture Together (https://northvanarts.ca/events-exhibitions/pushing-boundaries-2021/) est un exemple de culture vivante. Les objets exposés ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi intrinsèquement fonctionnels. Ils sont utilisés au quotidien, mais portent également en eux des enseignements pour les jeunes générations. L’objectif de cette exposition est en partie de replacer la culture indigène, en particulier le tissage et la broderie perlée, dans le présent. L’exposition est présentée à la galerie du North Vancouver Community Arts Council du 8 octobre au 13 novembre.

 

Ressources :

  • Compétence culturelle : Perspectives autochtones (https://www.csps-efpc.gc.ca/catalogue/courses-fra.aspx?code=K106) est un cours conçu pour aider les employé(e)s à développer des compétences culturelles afin d’établir des relations positives et respectueuses avec les peuples autochtones dans la fonction publique.
  • Prendre des mesures à l’égard de la réconciliation autochtone (https://www.csps-efpc.gc.ca/catalogue/courses-fra.aspx?code=K400) est un cours en ligne à progression autonome qui soutient l’engagement du gouvernement envers la réconciliation en explorant en profondeur les quatre thèmes récurrents de la série d’apprentissage autochtone : reconnaissance, respect, relations et réconciliation.
  • Land Back : A Yellowhead Institute Red Paper est un projet visant à récupérer la juridiction autochtone : donner vie aux droits et aux responsabilités. Ce livre rouge traite de la manière dont le Canada dépossède les peuples autochtones de leurs terres et de ce que font les communautés pour les récupérer.
  • Dans le podcast Matriarch Movement, l’animatrice Shayla Oulette Stonechild partage des histoires de femmes autochtones, du Canada à l’île de la Tortue et au-delà. Grâce à des entretiens qui mettent en lumière les problèmes auxquels sont confrontées les femmes autochtones et à des portraits qui remettent en question le discours dominant sur l’identité autochtone, Matriarch Movement propose une nouvelle catégorie de modèles autochtones qui inspireront les sept prochaines générations.
  • La droit relatif aux Autochtones existe de la même manière que la ‘common law’. Il s’agit d’un droit vivant, ancré dans les coutumes et les traditions indigènes. Il n’a pas besoin d’être validé par un traité, une loi ou une décision judiciaire pour faire partie du droit canadien. Mais pour être appliqué par les tribunaux canadiens, le droit autochtone doit être prouvé par le témoignage des aîné(e)s, des gardien(ne)s du savoir et d’autres expert(e)s. Lisez la section sur le droit autochtone et la common law ici.
  • La Loi sur les Indiens et l’autodétermination : un tableau soulignant les différences entre la législation et un mode de vie.
  • Le Centre pour la gouvernance des Premières nations modélise la gouvernance efficace des Premières nations sur cinq piliers importants à savoir Le peuple | La terre | Les lois et la juridiction | Les systèmes de gouvernance | Les ressources. Ces cinq piliers ont été élaborés à la suite de consultations approfondies avec des citoyen(ne)s, des dirigeant(e)s, des aîné(e)s, des universitaires et des facilitateurs/facilitatrices sur le terrain associé(e)s au Centre pour la gouvernance des Premières nations. Les piliers associent les valeurs traditionnelles de nos nations respectives aux réalités modernes de l’autonomie gouvernementale.
  • Pendant des milliers d’années, les peuples autochtones de l’actuel Canada se sont organisés en nations souveraines avec ce qui était essentiellement une juridiction gouvernementale sur leurs terres, y compris les droits de propriété. Ces droits – de gouvernance et de propriété – ont été bafoués par la ruée des colons européens, la colonisation et les intérêts commerciaux européens. Mais ils n’ont jamais été perdus ou éteints. Une brève histoire de notre droit à l’autonomie gouvernementale d’avant le contact à aujourd’hui donne un bref compte rendu historique des droits dont ont hérité les citoyens des Premières nations d’aujourd’hui. Découvrez l’érosion des droits de propriété et de gouvernance à travers les périodes sombres de la colonisation et de la marginalisation et, finalement, leur affirmation dans la Constitution du Canada et leur reconnaissance dans le droit canadien.
  • La réconciliation avec les peuples autochtones implique de regarder notre histoire d’un point de vue autochtone. Une vérité qui dérange : survol de l’histoire des relations entre les peuples autochtones et le gouvernement du Canada (csps-efpc.gc.ca) est un cours en ligne à progression autonome qui donne un aperçu de la relation historique entre les peuples autochtones et le gouvernement du Canada, depuis le premier contact jusqu’à l’accent mis aujourd’hui sur la reconstruction de cette relation fondamentale. Les participant(e)s bénéficieront d’une meilleure compréhension des impacts des décisions gouvernementales sur les peuples et les communautés autochtones.
  • L’Association du Barreau canadien de la Colombie-Britannique (CBABC) reconnaît avec tristesse et regret le tort considérable causé aux peuples, aux familles et aux communautés autochtones en raison du rôle joué par la profession juridique dans la mise en œuvre et l’application des lois et des politiques gouvernementales assimilationnistes. L’Association a élaboré une boîte à outils de vérité et de réconciliation pour aider les cabinets à créer leur propre plan de réponse de réconciliation. Elle peut être utilisée comme un guide pour commencer ou prolonger votre démarche de réconciliation. Chaque section comprend des exemples, des modèles et des liens importants.
  • La BC Museums Association a publié sur son site Web une série d’événements et de ressources en l’honneur de la Journée du maillot orange et de la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation.