Parmi les diverses annonces que contient le budget fédéral, il convient de relever celle qui constitue une importante victoire pour les personnels précaires de l’industrie aéronautique. Chez nos membres du secteur privé, le risque de subir une réduction de salaire ou de se retrouver au chômage à la suite d’un transfert de contrat est une menace très réelle pour leur sécurité. Les pompiers/pompières, les gens de métier, les travailleurs/travailleuses du secteur de la sécurité sont tous, les préposés à l’avitaillement et toutes à risque. Tout récemment, les membres de l’UCET qui travaillent dans l’administration et les métiers chez ORSI à Hay River (T-N-0), ont été confronté(e)s à cette dure réalité.

Depuis 2019, l’UCET participe activement à des discussions avec Travail Canada pour apporter des améliorations au Code canadien du travail. Bon nombre d’entre elles ont abouti à des protections en matière de santé et de sécurité pour les étudiant(e)s ou les stagiaires, et à des améliorations des dispositions relatives aux congés (voir l’article précédent).

La bonne nouvelle vient des efforts déployés par l’UCET qui ont débouché sur certains progrès. Ainsi, dans le budget fédéral de 2022, on peut y lire :

Pour mieux protéger ces employés, le gouvernement annonce son intention de présenter un projet de loi qui prolongerait la protection de la rémunération égale à un plus grand nombre d’employés du secteur du transport aérien. Ainsi, lorsqu’un contrat de service change de mains, les employés touchés ne seront pas moins rémunérés s’ils sont mis à pied puis réembauchés pour effectuer le même travail qu’ils faisaient auparavant.

Certes, il s’agit là d’une grande victoire pour nos membres de l’industrie de l’aviation, mais notre travail n’est pas terminé pour autant. L’UCET va en effet continuer d’exercer des pressions pour que cette protection contre tout transfert de contrat inclue tous les personnels sous réglementation fédérale, quelle que soit l’industrie, afin de garantir le même droit à tous nos membres.